Publié par Thierry Coicau dans c'est la journée ... le 12/03/2026 à 17:29
Le 18 octobre de chaque année, une date s'impose dans le calendrier de la sante féminine : la Journée mondiale de la ménopause. Peut-être en as-tu déjà entendu parler, ou peut-être la découvres-tu aujourd'hui. Dans les deux cas, cet article est fait pour toi ! On t'explique tout : pourquoi cette journée existe, ce qu'est vraiment la ménopause, comment mieux la vivre et comment s'engager pour faire avancer les choses. Parce que la ménopause, ça se parle, ça se vit et ça se celebre — oui, tu as bien lu !
La Journée mondiale de la ménopause est célébrée chaque année le 18 octobre. Elle a été instaurée en 1984 par la Société internationale de la ménopause (IMS – International Ménopause Society) en collaboration avec l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Son objectif est aussi simple qu'essentiel : sensibiliser le grand public, les professionnels de santé et les décideurs politiques a la ménopause et a la péri-ménopause.
Chaque année, un thème spécifique est choisi pour orienter les actions et communications mondiales. Ces thèmes ont varié au fil des éditions : sante osseuse, santé cardiovasculaire, santé mentale, sexualité, nutrition... autant de dimensions de la vie qui peuvent être affectées par la ménopause.
Parce que la ménopause concerne une immense partie de la population mondiale — toutes les personnes qui ont des ovaires — et qu'elle reste pourtant encore trop souvent mal comprise, banalisée ou même rendue taboue. Des chiffres pour prendre conscience de l'enjeu :
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Le savais-tu ? La Journée mondiale de la ménopause donne lieu chaque année a des centaines d'évènements partout dans le monde : conférences médicales, ateliers bien-être, campagnes sur les réseaux sociaux, articles de presse et consultations gratuites. En France, de nombreuses associations et centres de sante féminins s'y mobilisent activement. |
La ménopause désigne l'arrêt définitif des menstruations, constaté après 12 mois consécutifs sans règles. C'est une étape physiologique naturelle qui marque la fin de la période de fertilité. Elle est due à l'épuisement progressif des follicules ovariens et à la chute du taux d'œstrogènes et de progestérone.
La péri-ménopause (ou préménopause) : c'est la période de transition qui précède la ménopause. Elle peut durer de 2 à 10 ans. Les cycles deviennent irréguliers, les premiers symptômes apparaissent. C'est souvent la phase la plus agitée sur le plan des symptômes.
La ménopause : diagnostiquée après 12 mois complets sans menstruations. L’âge moyen en France est de 51 ans, mais la fourchette normale s'étend de 45 à 55 ans.
La post-ménopause : la période qui suit. Les symptômes s'atténuent généralement, mais certains risques de santé à long terme (ostéoporose, maladies cardiovasculaires) méritent une attention soutenue.
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Rappel medical La ménopause n'est pas une maladie ! C'est une étape naturelle et irréversible de la vie. Mais comme toute transition physiologique importante, elle peut s'accompagner de symptômes qui méritent une attention et un accompagnement adaptés. |
Les symptômes de la ménopause sont très variables d'une personne a l'autre — certaines ne ressentent presque rien, d'autres vivent une période vraiment difficile. Voici un panorama complet pour mieux comprendre ce qui peut se passer.
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Important a savoir La durée et l'intensité des symptômes sont très variables. Ils peuvent durer de quelques mois a plus de 10 ans pour certaines femmes. Si tes symptômes affectent ta qualité de vie, n'hésite pas à en parler à ton médecin ou gynécologue : des solutions existent ! |
La ménopause n'est pas qu'une question de symptômes à court terme. La chute des œstrogènes a des effets sur plusieurs systèmes de l'organisme qui méritent une attention particulière sur le long terme.
Les œstrogènes jouent un rôle protecteur essentiel dans la préservation de la densité osseuse. Leur chute accélère la perte osseuse, ce qui augmente le risque d'ostéoporose et de fractures. On estime qu'une femme sur deux de plus de 50 ans aura une fracture liée a l'ostéoporose au cours de sa vie. Des mesures préventives (alimentation, activité physique, supplémentation en vitamine D et calcium) sont donc essentielles.
Avant la ménopause, les femmes sont naturellement protégées des maladies cardiovasculaires par leurs hormones. Apres la ménopause, ce bouclier disparait et le risque cardiovasculaire s'aligne progressivement sur celui des hommes. L'infarctus du myocarde est la première cause de mortalité chez les femmes après 65 ans. Surveiller sa tension artérielle, son cholestérol et adopter un mode de vie sain devient donc une priorité.
La ménopause favorise une redistribution des graisses vers la zone abdominale et peut provoquer une résistance a l'insuline. Cela augmente le risque de diabète de type 2 et de syndrome métabolique. Une alimentation équilibrée et une activité physique régulière sont les meilleurs remparts.
Des études scientifiques suggèrent que les œstrogènes jouent un rôle neuroprotecteur. Si le lien direct entre ménopause et démence reste à l'étude, les chercheurs s'accordent sur l'importance de préserver sa sante cognitive a cette période : sommeil de qualité, activité physique, stimulation intellectuelle et gestion du stress.
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Bonne nouvelle ! Ces risques ne sont pas une fatalité ! Une prise en charge adaptée, un mode de vie sain et un suivi médical régulier permettent de réduire considérablement l'impact de la ménopause sur la sante à long terme. La clé : ne pas rester seule face à ces changements. |
La bonne nouvelle, c'est qu'il existe aujourd'hui un large éventail de solutions pour mieux vivre la ménopause. Du traitement hormonal aux approches naturelles, voici un panorama complet.
Le THM — anciennement appelé THS (Traitement Hormonal Substitutif) — consiste à compenser la chute hormonale par un apport d'œstrogènes et de progestérone. C'est le traitement le plus efficace contre les bouffées de chaleur, la sècheresse vaginale et pour protéger les os.
Le THM est aujourd'hui mieux encadre et ses indications plus précises. Si tu avais eu des informations anciennes qui te faisaient peur, parles-en avec un professionnel de sante : la science a évolué !
Pour les symptômes génitaux (sécheresse vaginale, douleurs), des traitements locaux non hormonaux existent : hydratants vaginaux, lubrifiants a base d'acide hyaluronique, ovules d'œstrogènes locaux (très peu absorbés dans le sang). Ces solutions sont souvent sous-prescrites alors qu'elles sont très efficaces et bien tolérées.
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Le conseil de l'experte Il n'existe pas de solution universelle. Chaque femme est différente, chaque ménopause est unique. l’idéal est de construire un plan personnalisé avec son médecin ou gynécologue, en combinant si nécessaire plusieurs approches. N'hésite pas à consulter un(e) spécialiste de la ménopause pour un accompagnement sur mesure. |
Au-delà des traitements médicaux, ton hygiène de vie joue un rôle fondamental dans la qualité de vie pendant la ménopause. Voici des conseils concrets et réalistes.
L'exercice physique est l'un des meilleurs médicaments de la ménopause. Ses bénéfices sont multiples et documentés :
L'objectif recommandé : 150 minutes d'activité modérée par semaine, complémentées par 2 séances de renforcement musculaire. Mais le mieux reste de trouver ce qui te plait vraiment pour être régulière !
La vie intime est l'un des aspects les plus impactes par la ménopause — et pourtant l'un des moins abordés en consultation médicale. Parlons-en ouvertement !
La ménopause peut aussi être vécue comme une libération. Fini les contraintes de la contraception, une meilleure connaissance de son corps, plus de confiance en soi... beaucoup de femmes décrivent cette période comme une renaissance de leur vie intime.
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A retenir La dyspareunie (douleur pendant les rapports) n'est pas une fatalité et ne doit pas être acceptée en silence. C'est un symptôme médical qui se traite. Si tu en souffres, parles-en a ton médecin ou gynécologue sans attendre. |
La Journée mondiale de la ménopause, c'est aussi une occasion de s'engager, de partager et de faire bouger les choses. Voici comment y contribuer a ta façon.
En Espagne et au Royaume-Uni, des entreprises pionnières ont déjà mis en place des 'politiques ménopause'. La France commence à suivre le mouvement : soyons forces de proposition !
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Les associations a connaitre en France Groupe d'Etude de la Ménopause et du Vieillissement Hormonal (GEMVI), Association Francophone pour la Sante Sexuelle et Reproductive (AFSSR), Gynécologie Sans Frontières... Ces organisations proposent des ressources, des conférences et des annuaires de spécialistes. |
La ménopause survient en moyenne a 51 ans en France. Mais elle peut débuter normalement entre 45 et 55 ans. Avant 40 ans, on parle d'insuffisance ovarienne prématurée (IOP), qui nécessite une prise en charge spécifique.
Les signes typiques sont : irrégularité des cycles, bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil, sautes d'humeur. Un bilan hormonal (dosage de la FSH et de l'estradiol) peut confirmer le diagnostic, même si en péri-ménopause les taux peuvent fluctuer.
Oui. Certains facteurs favorisent une ménopause précoce : tabagisme, antécédents familiaux, interventions chirurgicales ovariennes, certains traitements de chimiothérapie ou radiothérapie. Être consciente de ces facteurs de risque permet une meilleure prévention.
Oui, tant que les règles n'ont pas complètement cessé, une grossesse reste possible. La contraception reste donc nécessaire jusqu'a 12 mois après la dernière menstruation (24 mois si la ménopause survient avant 50 ans).
La réponse est nuancée. Les risques du THM (notamment le léger surrisque de cancer du sein pour certains types de traitement) existent mais doivent être mis en perspective avec les bénéfices et le profil de chaque patiente. Les recommandations actuelles sont favorables au THM pour les femmes sans contre-indication, surtout si commence dans les 10 ans suivant la ménopause. Un dialogue ouvert avec ton médecin est la meilleure approche.
Absolument pas. Les facteurs génétiques, le mode de vie, le poids corporel, le stress et l'environnement influencent énormément l'expérience de la ménopause. Certaines femmes traversent cette période sans symptômes notables, d'autres vivent plusieurs années de perturbations importantes. C'est pourquoi une prise en charge individualisée est essentielle.
La Journée mondiale de la ménopause du 18 octobre nous rappelle chaque année que cette étape de vie mérite toute notre attention, notre solidarité et notre engagement collectif. Parce que mieux informée, mieux accompagnée, la ménopause peut être vécue non plus comme une fin, mais comme un nouveau départ.
Que tu sois au début de ta préménopause, en pleine transition ou bien installée dans ta post-ménopause, une chose est certaine : tu n'es pas seule. Des millions de femmes vivent ou ont vécu ce que tu traverses, et chaque jour de nouvelles ressources, de nouveaux traitements et de nouveaux récits viennent enrichir notre compréhension collective de cette étape.
Parles-en, renseigne-toi, consulte — et surtout, prends soin de toi. Tu le vaux bien !
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